J’ai remplacé mon AirFryer par le nouveau Cookeo Infinity : mon avis honnête après 3 mois d’usage

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Et si un seul appareil pouvait remplacer à la fois votre AirFryer, votre cocotte-minute, votre casserole pour mijoter et même votre petite poêle du soir ? C’est exactement la promesse du Cookeo Infinity. Je l’ai installé à la place de mon AirFryer… et après trois mois d’usage intensif, il a clairement changé ma façon de cuisiner.

Pourquoi j’ai rangé mon AirFryer au placard

Comme beaucoup, j’étais accro à mon AirFryer. Frites rapides, nuggets pour les enfants, petits gratins le soir. Pratique, oui. Mais limité.

Un jour, j’ai réalisé que j’avais : un AirFryer, une cocotte-minute, un cuiseur vapeur, une sauteuse… et un plan de travail minuscule. Le Cookeo Infinity m’a intrigué parce qu’il promettait tout cela dans un seul appareil. Et avec une vraie fonction AirFryer intégrée.

Alors j’ai tenté le pari un peu radical : déplacer mon AirFryer et n’utiliser que le Cookeo Infinity pendant plusieurs semaines. Sans filet. Sans retour en arrière possible si le repas ratait. C’est là que j’ai commencé à vraiment le découvrir.

Un « gros bébé » qui remplace plusieurs appareils

Le premier choc, c’est la taille. Le Cookeo Infinity n’est pas un petit gadget. Il pèse environ 13 kg et mesure autour de 37 x 37 x 40 cm. Sur le plan de travail, il prend globalement la même place que mon gros AirFryer familial.

En échange, il offre une cuve de 6,5 L, avec une capacité utile recommandée autour de 4,3 L. En pratique, cela permet de cuisiner sans problème pour 4 à 5 personnes pour la plupart des plats, et au moins 2 repas pour un couple, avec des restes pour le lendemain.

La prise en main est plutôt agréable : grand écran couleur, molette centrale pour tout piloter, interface claire. On trouve vite les modes de cuisson : pression, vapeur, rissolage, mijotage, AirFryer, ActiFry, brassage… La vraie surprise, c’est cette fameuse pale de mélange au centre de la cuve, que l’on peut retirer ou laisser selon la recette.

Connexion à l’application : l’allié des soirs pressés

L’appairage avec l’appli Moulinex se fait simplement via un QR code. Une fois connecté, on entre dans un univers de plus de 10 000 recettes. On peut chercher par ingrédient, par type de plat, par pays, ou même en partant de ce qu’il reste dans le réfrigérateur.

J’utilise surtout deux fonctions :

  • la sélection des recettes en fonction du nombre de convives (l’application ajuste automatiquement les quantités) ;
  • la planification de repas pour la semaine, avec la liste de courses intégrée.

Il manque encore une petite chose selon moi : la possibilité de partager la liste de courses avec un assistant vocal ou une autre appli. Mais pour organiser ses repas et éviter le gaspillage, c’est déjà un vrai plus.

AirFryer vs Cookeo Infinity : qui gagne pour les frites et panés ?

C’est évidemment le premier test que j’ai fait. Si le Cookeo Infinity ne savait pas faire de bonnes frites, il n’aurait jamais pu remplacer mon AirFryer.

Les frites surgelées (mode ActiFry)

En mode ActiFry, la pale mélange automatiquement les frites. J’ai testé des frites allumettes, des potatoes, des frites type bistrot. Résultat : une dorure homogène, une cuisson correcte à cœur, sans les frites écrasées que je craignais.

Pour 2 à 4 personnes, comptez environ :

  • 500 à 700 g de frites surgelées ;
  • 17 à 20 minutes de cuisson, sans ajout d’huile.

Pour plus de 4 personnes, il faut faire deux fournées, comme avec un AirFryer classique de taille moyenne.

Les frites fraîches maison

Là, c’est un peu plus technique, mais le résultat m’a vraiment surpris.

Pour 4 personnes, je procède ainsi :

  • 1 kg de pommes de terre à frites (type Bintje ou Agata) ;
  • 1 à 2 cuillères à soupe (15–30 ml) d’huile végétale (tournesol ou colza) ;
  • sel en fin de cuisson.

Étapes clés :

  • couper les pommes de terre en bâtonnets ;
  • les rincer à l’eau claire puis bien les sécher dans un torchon (c’est essentiel) ;
  • les mélanger dans un saladier avec l’huile ;
  • lancer le mode ActiFry pour 20 à 25 minutes, en goûtant vers 18 minutes pour ajuster.

Le rendu se rapproche vraiment de frites classiques : moelleuses dedans, légèrement croustillantes dehors. Moins grasses et un peu moins dorées qu’en bain d’huile, mais franchement satisfaisantes pour une cuisson à air.

Panés, nuggets, poissons : le duel avec mon ancien AirFryer

En mode AirFryer classique, avec le panier, je prépare :

  • 8 à 10 nuggets ou 4 filets de poisson panés ;
  • à 180–190°C pendant 12 à 15 minutes, selon l’épaisseur.

Le résultat est très proche de mon ancien AirFryer : une croûte bien dorée, du croustillant, une cuisson homogène à condition de retourner les aliments en cours de cuisson. La seule chose que j’aime un peu moins : le panier est chaud et pas ultra pratique à manipuler, des gants ou un torchon sont presque obligatoires.

En termes de qualité de cuisson, je peux le dire sans hésitation : je ne regrette pas mon AirFryer, le Cookeo Infinity fait aussi bien, voire mieux pour les frites grâce à la pale.

Rissoler, dorer, saisir : là où il m’a vraiment bluffé

Là où beaucoup de robots de cuisine sont moyens, le Cookeo Infinity est étonnamment performant : le rissolage.

Trois niveaux sont proposés : bas, moyen, fort. Pour les légumes, je reste sur bas ou moyen. Pour les viandes, je choisis fort pour obtenir une belle coloration sans surcuire l’intérieur.

Pour un sauté de bœuf pour 4 personnes, par exemple :

  • 600 g de bœuf en cubes ;
  • 1 cuillère à soupe (15 ml) d’huile ;
  • mode rissolage fort, environ 8 à 10 minutes pour bien dorer.

Le seul inconvénient : le préchauffage. Il faut parfois attendre 5 à 8 minutes avant que la cuisson démarre vraiment. Je conseille de ne verser l’huile qu’à la fin du préchauffage, pour éviter qu’elle ne soit trop chaude et ne brûle les aliments délicats.

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La cuisson sous pression : le vrai gain de temps du quotidien

C’est là que le Cookeo Infinity a vraiment pris la place centrale dans ma cuisine. Il fait ce qu’un AirFryer ne pourra jamais faire : remplacer la cocotte-minute, sans stress et sans bruit violent.

La cuisson sous pression permet de diviser par deux, parfois par trois, les temps de cuisson classiques. Par exemple :

  • un bœuf bourguignon pour 4 personnes : au lieu de 2 h 30 à la cocotte, environ 50 à 60 minutes sous pression ;
  • un chili con carne : autour de 20 à 25 minutes sous pression après rissolage.

Et détail qui change tout : on peut activer la pale de mélange pendant la cuisson sous pression. La chaleur et la sauce se répartissent mieux, il n’y a plus de fond qui accroche ni de morceaux mal cuits dans un coin.

Vapeur, poisson, légumes : l’option saine que mon AirFryer n’offrait pas

Avec le panier vapeur fourni, j’ai vraiment simplifié mes accompagnements.

Pour 4 personnes, par exemple :

  • 1 chou-fleur moyen détaillé en fleurettes, ou ;
  • 500 g à 1 kg de haricots verts.

En mode cuisson vapeur automatique, on obtient des légumes tendres et fondants. En mode manuel, on peut raccourcir un peu pour garder du croquant.

Pour le poisson, j’aime beaucoup la cuisson en papillote :

  • 4 filets de poisson blanc (120–150 g chacun) ;
  • un filet d’huile d’olive, un peu de citron, sel, herbes ;
  • 8 à 10 minutes de cuisson vapeur.

Le résultat est net : cuisson délicate, chair moelleuse. Mon AirFryer pouvait cuire du poisson, oui, mais il le desséchait plus rapidement. Là, le Cookeo Infinity prend clairement l’avantage.

Mijoter sans surveillance : un vrai confort

Autre fonction qui a fait disparaître plusieurs casseroles chez moi : le mode mijotage. Il en existe deux : doux et fort. On ne choisit pas la température au degré près, mais pour un usage quotidien c’est suffisant.

Pour un pot-au-feu pour 4 à 6 personnes par exemple :

  • 1,2 kg de viande (plat de côte, jarret) ;
  • 1 kg de légumes (carottes, poireaux, navets) ;
  • eau, bouquet garni, sel.

On peut :

  • rissoler la viande 10 minutes pour la colorer ;
  • ajouter l’eau et les légumes ;
  • mijoter doux pendant 2 h à 2 h 30 ou combiner pression puis mijotage.

La pale de mélange permet d’éviter d’avoir à remuer régulièrement, ce qui est très appréciable pour les plats en sauce ou les risottos. D’ailleurs, j’ai tenté un risotto en versant la quantité totale de bouillon dès le début. Après environ 20 minutes de brassage, le résultat était très honorable sans rester collé au fond.

Et côté entretien, est-ce plus pénible qu’un AirFryer ?

C’était l’une de mes grandes questions. En réalité, non. C’est même plus simple que certains AirFryer.

La cuve est antiadhésive. Dans la plupart des cas :

  • un rinçage à l’eau chaude ;
  • une éponge douce avec un peu de liquide vaisselle.

Suffisent largement. Même après un plat en sauce. La pale de mélange demande un tout petit peu plus de patience quand des résidus restent collés, mais rien de dramatique.

L’extérieur noir laqué se nettoie avec un chiffon doux. Il faut juste penser à essuyer régulièrement le bord entre la cuve et le haut de l’appareil, où quelques gouttes peuvent s’accumuler.

Après 3 mois : est-ce que je regrette mon AirFryer ?

Honnêtement, non. Mon AirFryer ne m’a pas manqué une seconde.

En trois mois, le Cookeo Infinity est devenu l’appareil central de ma cuisine. Il tourne entre 3 et 5 fois par semaine : frites, viandes, plats en sauce, légumes vapeur, desserts rapides. Il remplace :

  • mon ancien AirFryer ;
  • ma cocotte-minute ;
  • un cuiseur vapeur ;
  • une grande partie de mes poêles et casseroles du quotidien.

Tout n’est pas parfait. Le préchauffage est parfois un peu long. Certaines recettes de l’appli auraient mérité un mode “ultra débutant” avec encore plus d’explications. Le panier AirFryer pourrait être plus ergonomique.

Mais sur l’essentiel, il tient ses promesses : gagner du temps, limiter la vaisselle, cuisiner plus varié, tout en gardant la possibilité de faire des frites croustillantes comme avec un AirFryer. Pour un foyer qui hésite entre acheter un AirFryer, une cocotte et un multicuiseur, le Cookeo Infinity est, selon moi, un compromis très solide.

Alors, le remplacerai-je par un autre AirFryer ? Non. Si je devais revenir en arrière, je garderais exactement la même décision : un seul appareil, et c’est le Cookeo Infinity.

Camille Beaufils
Camille Beaufils

Camille Beaufils est journaliste culinaire et autrice spécialisée en gastronomie et cultures alimentaires. Diplômée de l’Institut Paul Bocuse et titulaire d’un master en anthropologie de l’alimentation à l’Université Lyon 2, elle a travaillé plus de dix ans entre restaurants bistronomiques et rédaction de guides gastronomiques en Europe centrale et dans les Balkans. Passionnée par le lien entre cuisine du quotidien, voyage et art de vivre à la maison, elle s’intéresse particulièrement aux recettes métissées et aux histoires derrière les produits. Sur yugo-chicken.fr, elle partage analyses, recettes détaillées et actualités food pour aider les lecteurs à cuisiner avec curiosité et exigence.

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